Témoignages

Chistophe-Quenault_page-0001-212x300

La motivation pour le passage à l’agriculture biologique est venue du désir de ne plus se servir de produits phyto et d’intrants.
En pratique, le système de production était déjà très proche de l’agriculture biologique, la conversion s’est donc passée sans grandes difficultés. BIO depuis 2018, l’exploitation laitière de Christophe et Augustin QUENAULT a comme objectif d’augmenter la production et le nombre de vaches.

“Avant de passer en bio, je disposais d’une petite surface fourragère. Les cultures de vente me permettaient d’acheter les compléments pour les rations. La réussite d’une année dépendait d’une part de la vente des céréales et d’autres part de l’achat des compléments au prix le plus bas possible. Le passage à l’agriculture biologique m’a amené à revoir mon système dans sa globalité me permettant d’atteindre une autonomie alimentaire et financière. Aujourd’hui, les cultures de vente représentent 20 ha de la ferme et ont le role de tampon dans le système. La valeur ajoutée de la ferme a également augmenté. Cela a permis l’embauche sur l’exploitation. Notre qualité de vie et de travail s’est améliorée!”

“Avant d’être agriculteurs, nous étions déjà sensibles à l’agriculture biologique. Motivés par les thématiques écologiques, la protection de l’environnement et surtout les enjeux liées à la santé et aux dangers que représentent les pesticides, il nous a fallu nous affranchir des peurs liées à la baisse des rendements ou à celle d’être marginalisés. Finalement la bio ce n’est plus être à l’écart mais plutôt essayer de nouvelles pratiques, innover et cela est motivant.”

« En tant que chef d’exploitation, je n’étais pas forcement favorable au projet. J’avais peur de ne pas pouvoir lutter contre les limaces (les parcelles étaient en non labour avant le passage en bio) et les adventices. Aujourd’hui la partie de l’exploitation qui est en bio fonctionne comme un système à part entière permettant de réaliser les mêmes résultats économiques qu’auparavant. »

« Dès mon installation, j’étais convaincu par le mode de production biologique. Au-delà de l’aspect
environnemental et sanitaire, c’était pour moi le moyen de valoriser une petite structure. La vente
directe de viande en caissette étant relativement développée même chez les conventionnels, le passage en bio ainsi que le choix d’une race rustique, l’Aubrac, m’ont apporté une véritable plus-value ainsi que la reconnaissance des consommateurs. »

Le travail que nous faisions avant la conversion ne correspondait plus à l’idée que nous avions au départ quand nous nous sommes installés. Nous avions l’impression d’appliquer des recettes au lieu de nous baser sur nos observations personnelles et de prendre en compte des éléments essentiels tels que la structure du sol. De plus nous prenions conscience des risques que nous prenions pour notre santé lorsqu’il fallait traiter les cultures.

“Malgré mon envie de m’installer en bio, j’ai préféré commencer avec les outils et techniques de la ferme que j’ai reprise pour m’assurer de la stabilité du projet. J’ai ensuite converti progressivement ma ferme. Je ne souhaitais plus utiliser de produits phytosanitaires et je voyais que cela fonctionnait sans. Passer en bio a été un nouvel élan pour l’exploitation ainsi que pour me métier d’agriculteur. Produire en bio, c’est réalisable techniquement et économiquement. Cela m’a également permis d’embaucher une personne tout en maintenant mon revenu”

Vos conseillers

Grégory Foucault

Grégory Foucault

Simon Godard

Simon Godard

Alexandre Roux

Alexandre Roux

Virginie Parrain

Virginie Parrain