Intégrer la prévention des TMS dans la réflexion de son système d’élevage laitier (*Trouble musculo-squelettique)

Prendre le temps de penser son corps et la pénibilité dans le travail.

– Bien vivre son métier d’éleveur laitier. – Réfléchir à son système et à son organisation du travail. – Définir un plan d’actions pour améliorer ses conditions de travail.

Lieu

Calvados Ouest

Durée

2 Jours

Date(s)

08/03/2022
29/03/2022

Responsable de formation

Virginie PARRAIN

contact@bio-normandie.org

02 32 09 01 60

Prérequis

Aucun, hormis d’être décidé à améliorer ses conditions de travail (diagnostic à remplir entre les 2 journées par l’ensemble des personnes travaillant dans la structure)

Evaluation des acquis

Questions-réponses, diagnostic par ferme.

Public

Éleveurs laitiers bovin bio, en conversion et conventionnels ainsi que toute personne intéressée par la thématique

Intervenant.e.s

Orianne PAILLETTE, Conseillère en prévention des risques professionnels ET un Médecin du travail à la MSA Côtes Normandes Virginie PARRAIN, Conseillère technique élevage à BeN

Programme

Evaluer ses conditions de travail.

• Introduction sur le travail en élevage laitier et tour de table des attentes. • Présentation des accidents du travail et des maladies professionnelles. • Les pathologies par région anatomique : épaule, coude, poignet, rachis. • Hygiène de vie : hydratation, repos, condition physique… • Evaluer ses conditions de travail : diagnostic individuel pour identifier les problématiques et points forts de chacun.

Améliorer ses conditions de travail en fonction de sa situation personnelle.

– Bilan des diagnostics des participants. – Échanges sur les perspectives de chacun : freins et leviers – Visite d’exploitation ou témoignage. – Pistes d’amélioration en fonction des situations de chacun : faire évoluer son système et ses pratiques, solutions techniques, organisationnelles, posturales…

Jean-Christophe BERNIER Eleveur bovin lait à Hamars

J’ai accueilli sur ma ferme une formation de ce type en 2018 qui m’a permis de faire un inventaire complet des tâches quotidiennes et répétitives qui pouvaient occasionner des douleurs. Le plus concret a été la pesée des griffes. On s’est aperçu qu’elles étaient très lourdes. Les gobelets inox ont donc été remplacés par des gobelets plus légers. Le gain en charge annuelle est de 54 T pour 1 trayeur, 100 VL, 2 traites par jour (700 g par griffe !). Ce travail a aussi permis d’aménager la table d’alimentation pour faciliter le repoussage des fourrages. Reste encore à améliorer le transport du lait pour les veaux. Les bénéfices se sont fait ressentir très rapidement : j’ai beaucoup moins de douleurs aux épaules et aux coudes bien que la fréquence de traite ait augmenté depuis pour moi (passage du GAEC à exploitation individuelle).